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Publié le : 23/01/2009 08:49:47
Mise à jour le : 23/01/2009 08:49:43
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Bruxelles s'attaque à la vente liée de Windows et d'Internet Explorer


L'Europe reproche à Microsoft de ne pas respecter la législation communautaire sur l'abus de position dominante.
« La Commission (...) apporte la preuve que la vente liée, par Microsoft, d'Internet Explorer avec son système d'exploitation Windows porte préjudice à la concurrence entre les navigateurs Web, compromet l'innovation en matière de produits et limite, en fin de compte, le choix des consommateurs. »

Les conclusions de « la communication de griefs » que la Commission européenne vient d'adresser le 15 janvier 2009 à Microsoft, sonnent comme un mauvais remake pour l'éditeur de logiciels.
En mars 2004, Bruxelles avait déjà infligé une amende record de plus de 497 millions d'euros au groupe américain, lui reprochant notamment à l'époque les pratiques de vente liée de son lecteur multimédia, Windows Media Player (WMP), avec son système d'exploitation Windows.
La démarche actuelle de Bruxelles fait suite à une plainte déposée en décembre 2007 par l'éditeur du navigateur Web norvégien Opera.

La Commission européenne considère aujourd'hui que la vente liée d'Internet Explorer avec Windows, constitue un « avantage artificiel en matière de distribution, qu'elle (...) incite artificiellement les fournisseurs de contenu et les développeurs à concevoir des sites Web ou des logiciels essentiellement pour Internet Explorer, ce qui risque à terme, de compromettre la concurrence et l'innovation en matière de fourniture de services aux consommateurs ».
Un phrasé technocratique qui revient à dire que le mode actuel de distribution d'Internet Explorer annihile de facto un développement sain de la concurrence.

Microsoft « déterminé à mener ses affaires en conformité avec la loi européenne » :
« Il n'y a pas de concurrence commerciale digne de ce nom face à Internet Explorer, explique pour sa part Tristan Nitot, président de l'association Mozilla Europe, créatrice du navigateur open source Firefox. C'est un comble si l'on considère que le navigateur Web est aujourd'hui l'application la plus importante sur un ordinateur. ».

Pourquoi ne voit-on pas aujourd'hui de navigateur Firefox livré en standard sur des PC grand public ?

« Il y a une valeur à être présent sous les yeux des utilisateurs, souligne Tristan Nitot, et pour nous, cette démarche est financièrement impossible car on nous demande de verser entre 5 et 10 dollars par machine pour placer Firefox. Si l'on considère que Firefox, avec plus de 200 millions d'utilisateurs, ne génère aujourd'hui que 75 millions de dollars, cela n'est bien entendu pas viable ! »
Concernant les griefs formulés par Bruxelles à son encontre, Microsoft a indiqué dans un bref communiqué être « déterminé à mener (ses) affaires en pleine conformité avec la loi européenne ».
En pratique, le groupe américain dispose de deux mois pour répondre au courrier de Bruxelles. Et peut demander à être entendu après la remise de sa réponse.

La « communication des griefs » est une étape officielle des enquêtes antitrust de la Commission européenne.  (Source 01 net).